• force et ferveur au désir de la pluie
    s'étalant seule et s'envolant invisible
    elle était devenue frivole au soleil
    et invisible la nuit
    promenade nocturne et nuages enragés
    elle coulait ses larmes sur un bitume
    qu'elle n'avait de cesse de creuser
    dans l'obscurité son odeur effleurait
    les déprimés
    devenue solitaire elle avait désertée
    des champs des campagnes des régions
    son nom sur toute les bouches
    le ciel sa pollution
    encore sombre encore obscure
    dans les dédales elle décampait
    frappée par le tonnerre sa propre tristesse
    dans la nuit lentement pleuvait
    disséminée de plein de gouttes
    sur elle-même son sort s'acharnait
    le silence ne la surveillait plus
    ténèbres rompues
    glissant entre les bonnes gens
    et les mœurs futilité fragile
    explosant muette exposé caché
    musée des horreurs
    à ses souvenirs
    envolé

    di_20190721
    tsunn

    ______________________

    Ce texte fut rédigé dans le cadre de la quarante-huitième session du projet Eklabugs, sur le thème de la nuit. La faute à «elle avait désertée»,  l'absence d'accord à «envolé» et l'absence de ponctuation sont voulus.

    Eyael_ : Projet Eklabugs : Voyage au bout de la nuit
    louna.eriyu : La nuit
    Gaellah : La nuit
    Ryuu-chan : Une nuit dans le monde de Pokémon
    Mrs Swadloon :  À la faveur de la nuit


    15 commentaires
  • Comme vous l'aurez constaté, cranberries est blog plutôt axé écriture. Dans cet article, je vous propose d'en apprendre un peu plus. Comme dit, la pertinence de mes propos sera certainement absente. Je mettrais tout cela, un jour, quand j'en aurais envie.

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  • Article inutile. Mais pour faire simple : j'existe.

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  • J'en avais marre.

    Il se tenait toujours droit, comme un pic, dans les ténèbres. Son regard, ses yeux, sa chair me révulsaient. Une silhouette, une ombre, j'aurais préféré qu'il devienne invisible. Mais il était là, à me guetter de son expression risible.

    Je ne montrais rien, pas même un sourire, pas même un accord. Son autorité factice bourdonnait en moi comme un humour désappointant. Cet homme m'humiliait et m'engluait de honte. Dans l'obscurité, je ne voyais que des tâches blanchâtres. Et, il prenait soin d'effacer chaque trace. De ne rien laisser derrière lui, de me pourrir. Périmée.

    J'en avais peur.

    Il étais surprenant. Il aurait pu être drôle, beau et doux. Mais, il s'avéra acerbe, violent et, sans candeur. Je n'en pouvais plus. Putain. Oui. J'en avais peur. Qu'il revienne et se glisse dans ma vie, encore une fois. Qu'il revienne, et glisse encore quelques mots bas. Qu'il glisse encore une fois, avec légèreté, là où j'aurais aimé qu'il ne vienne jamais.

    Je ne pourrais jamais me défaire de ces images, et de cette voix. Hurlante, et stridente. J'aurais eu envie de la claquer tant mes tympans n'en pouvaient plu. Mais je crois que c'est ma voix avec la sienne, que j'ai confondu. Je ne me reconnaissais plus.

    J'en avais honte.

    Je frissonnais à peine. Je ne pouvais plus trembler. Le mal était si fort, que j'en étais tétanisée. Froide, le souffle court, cela me revint chaque fois que j'essayais d'en parler. Des silences trop longs et trop explicites, j'avais l'impression d'en faire trop avec mes visites. Je n'en pouvais plus, je voulais que cela s'arrête. Mais si cela cessait, je n'avais qu'à arrêter d'y penser. J'essayais. Échec. Hantée, jour et nuit, j'en finissais par confondre mes rêves avec la réalité. Quand le matin, je me réveillais, en sueur, trempée. Je terminais sous la douche, froide, je voulais être sèche. J'en avais marre d'être mouillée. Souillée.

    J'en avais perdu un œil.

    J'étais délavée, lessivée. On m'avait volée. J'arrivais à ma fin. Plus un battement d'aile, plus un tambourinement de respiration, plus de choc contre ma poitrine jusqu'au cerveau. Un échec. Un putain d'échec et je ne dormirai plus que d'un œil, pour que plus aucun de mes trésors ne me soient ôtés. Mon trésor, si précieux, si intime.

    Je sommeillerai, encore la tête dans les nuages, à vagabonder de tempêtes en tempête, réminiscence. Je me souviendrai de ce premier coup, de cette première fois.

    Percée.

    L'odeur métallique du sang me tuera toujours autant.

     we_20190714
    tsunn

    ______________________

    Texte écrit dans dans le cadre d'un concours, organisé par Gaellah. La contrainte étant que la première ou dernière phrase commence en ces termes : «L'odeur métallique du sang». Il s'agit du concours n°10.

    Voici les autres participants et leur écrits : aucune autre participation pour le moment

     


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