• La tristesse vespérale envahi tes larmes
    Lorsqu'il ne s'agit plus que de ta seule arme
    Tes émotions ne désertent plus ton âme
    Ton sommeil égrainé les affame
    Un silence de certitude
    Ainsi lance tes vicissitudes
    Puisque avec les yeux ouverts
    Tu n'entends que l'obscurité qui vocifère

    Si tu perds pied avec la réalité, garde tes mains sur les murs
    Car les vraies erreurs sont celles qui perdurent
    Celles de notre prison construite au quotidien
    Les limites du passé sont aussi celles de demain
    Tu devras toujours faire marche-arrière pour pouvoir avancer
    Car ce que tu as appris hier
    Tu l'oublieras demain
    Et il te faudra dix ans de galère
    Pour comprendre c'que tu savais quand t'étais nain
    Te triturer l'esprit en voulant t'améliorer
    Mais rien ne changera et rien n'aura changé

    Quand tu te regardes dans un miroir
    Il te semble ne plus être un petit
    Mais souviens-toi : tu n'as pas grandis
    Engouffre ta main au fond du tiroir
    Et ressorts-en les vieux papiers
    Ceux où tu disais n'avoir pas pieds
    Ceux où tu disais être bien piètre
    Ceux où tu disais avoir peur de disparaître
    Mais aussi minable que mortel
    Aussi faible que criminel
    Tu peux t'accuser coupable
    De vouloir faire d'immuable
    Une nitescence
    D'espérance

    20052018
    Tsunn

    _______________

    Écrits avec cette musique en tête
    Lorage - À voix haute


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  • J'ai commencé à crier tous les soirs
    d'horreur et de désespoir
    les pensées dans un trou noir.
    Dois-je réellement partir ce soir ?

    Toutes les nuits, je pleure
    Me demande s'il est l'heure
    J'y abandonne mes peurs
    Mes espoirs fanent d'horreur

    Pourquoi ai-je placé en la mort mon futur ?
    Pourquoi ai-je jeté ma vie en pâture
    Dans tout ce qui me détruit et me triture ?
    N'ai-je pas droit à un bonheur qui perdure ?

    La tristesse me tue et me hante
    J'aimerai vivre d'une joie bienveillante
    Mais mon humeur est déclinante.
    Dois-je avouer que le suicide me tente ?

    Tsunn - 20042018

    ______________________

    Je tiens à préciser que j'écris cela sans pour autant souffrir de dépression.


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  • Musique au goût de la verdure
    Les notes des souvenirs perdurent
    Se balancent et se triturent
    Les vapes des images et la texture
    Sous le saule et sous la bise
    D'une matinée ensoleillée exquise
    A se prélasser à l'ombre docile
    D'un arbre haut et gracile
    Rêver, écouteurs aux oreilles
    D'un univers arrosé de sommeil
    Sous la pluie et sous le soleil
    Suivre le son des abeilles
    Et se retrouver là où j'étais la veille

    Tsunn - 19042018


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  • Virée en mer, sous la pluie et l'enfer
    Contaminé des rides sans repères
    Au loin est perdu l'hiver
    Sans atout, ni trépas, l'au-delà se perd
    Et sans chaînes à terre
    Se déchaine la mer
    Dos au précipice, tomber dans le supplice
    D'un enfermement scruté au scalpel
    Sur une peau saine, de graine s'appelle
    Au sommet de la peur, caché sous
    La couverture des pleurs, et s'enfouisse
    La vue qui ne pourra prendre le dessus
    Sans secours, sans cris
    La vague est tombée dans l'oubli
    Qu'une onde la tire, que de deux fois sans peine
    A trois pas de la haie, emprise sur la haine
    Accroupi dans le sang, virevolte sans sens
    Agenouillé et priant, qu'un jour dans l'immense
    S'emmêle les nuages d'une paix sans voyage
    Cloisonné d'une liberté, ensevelis sous la clarté
    D'un doux nom sans soleil, d'un doux nom apeuré.

    27022018 - Tsunn


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  •  

    Je m'allonge sur le lit et ferme les yeux.

    Flou et vague. Blanc, grisâtre. Je plonge lentement dans un paysage enneigé. Les montagnes se dessinent au loin, alors que les nuages les frôlent.J'y vois la roche et quelques conifères éparses, qui se dissimulent telles des ombres. Les routes ondulent sur les flancs, et disparaissent derrière les sapins. Dans la vallée, de petites maisons font acte de présence, et j'aperçois les terrasses givrées où quelques jeux ne sont que glaçon.

    A mes pieds, un lac. J'y vois mon reflet brouillé et constate que la vie continue de grouiller. Quelques poissons nagent dans l'eau froide. La glace rend une image fragmentée et magique de ces petits animaux aquatiques. En levant les yeux, en admirant la neige, des pas d'un animal, un loup, un renard, qui a dû traversé furtivement  ce tapis de blanc immaculé.

    La végétation ajoute une note colorée, quelques viornes et iris nains s'adonnent à peindre le paysage de teintes roses et bleutés.

    J'ouvre les yeux, fixe le plafond puis repars.

    La tempête, les éclairs. Le soleil filtre ses adversaires brumeux. Ses rayons heurtent la glace et se décuplent en une myriade d'arc-en-ciel. Le ciel s'est assombrit mais, à l'horizon, l'azur est encore présent. Puis la brume est poussée par le vent. Elle s'approche, lentement, à tel point que discerner son mouvement en devient difficile. Toutefois, elle atteint mes pieds, remonte doucement. Mes mollets, mes cuisses, mes mains, mon buste et mon menton. Je ne vois presque plus rien.

    Le paysage enneigé plonge lentement dans l'oubli. Ma vue est grisâtre, blanche.

    Vague et floue.

     _________________________________________________________

    Texte écrit pour un concours, dont le thème était :
    " Alors votre texte décrira le monde de vos rêves . Le monde extraordinaire et parfait pour vous. Alors ce qui s'agira pour les contraintes, il n'y a pas d'histoire : c'est juste une description."

     Voici les textes des participants : lien

    NB : J'ai ajouté la musique pour donner une ambiance sur mon blog, mais ne l'ai pas proposé pour le concours. De plus, j'ai tendance à me relire souvent et corriger certaines fautes - ne vous étonnez donc pas de voir des différences entre la version envoyée pour le concours et celle-ci.


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