• Sommes-nous de cette pluie infernale
    Née sous la dentelle des nuages
    Pour que d'une rosée matutinale
    Nous puissions y faire naufrage ?

    Nous avons cru à un malheur, un accident
    Lorsque du soleil, s'est soudain levé le vent
    Mais point de piètre malédiction
    Ainsi fût notre destin : s'éclater contre le gazon

    Puis, nous nous éloignons de l'azur hagard
    Et fusionnons dans une étendue miroir
    Submergeant villes et bazars

    S'écoulent gouttes, heures et larmes
    Sans que de notre tempête ne fane le charme

    li_27082018
    tsunn


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  • getting bored of it all
    waiting for the sunrise
    waiting for the fall
    as the time passes by and lies
    such as a dread and sullen
    leaf crushed by my eyes
    pouring tears and the pollen
    of my fears

    get bogged

    down

    li_27082018
    tsunn


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  • De chaque matin
    Sur un chant de feuille
    Agenouillés, respirant leur thym
    Sanglant, désarrimé de son recueil
    Fugaces et hostiles sont les lutins
    A vagabonder dans la clairière
    Entre vent et bruyère
    Sur un tas d'os restituant leurs prières
    Enchainant un requiem des plus fragiles
    A la perte de leur graciles
    Compagnons perdus depuis longtemps
    Sous un linceul, d'iris, de blanc et de blond.

    di_26082018
    tsunn


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  • Son grésillement

    Retentit tel un tintement

    Sur ma cheville

    Et je cris pour ma bequille

    Pour marcher, être libre

    Ressentir chacune de mes fibres

    Jusque dans mes intestins

    Si demain je suis encore vaurien

    D'avoir subtilisé irréfléchiment*

    Quelques secondes de mon triste temps

     

     

    sa_11082018
    tsunn

    *un néologisme


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  • La tristesse vespérale envahi tes larmes
    Lorsqu'il ne s'agit plus que de ta seule arme
    Tes émotions ne désertent plus ton âme
    Ton sommeil égrainé les affame
    Un silence de certitude
    Ainsi lance tes vicissitudes
    Puisque avec les yeux ouverts
    Tu n'entends que l'obscurité qui vocifère

    Si tu perds pied avec la réalité, garde tes mains sur les murs
    Car les vraies erreurs sont celles qui perdurent
    Celles de notre prison construite au quotidien
    Les limites du passé sont aussi celles de demain
    Tu devras toujours faire marche-arrière pour pouvoir avancer
    Car ce que tu as appris hier
    Tu l'oublieras demain
    Et il te faudra dix ans de galère
    Pour comprendre c'que tu savais quand t'étais nain
    Te triturer l'esprit en voulant t'améliorer
    Mais rien ne changera et rien n'aura changé

    Quand tu te regardes dans un miroir
    Il te semble ne plus être un petit
    Mais souviens-toi : tu n'as pas grandis
    Engouffre ta main au fond du tiroir
    Et ressorts-en les vieux papiers
    Ceux où tu disais n'avoir pas pieds
    Ceux où tu disais être bien piètre
    Ceux où tu disais avoir peur de disparaître
    Mais aussi minable que mortel
    Aussi faible que criminel
    Tu peux t'accuser coupable
    De vouloir faire d'immuable
    Une nitescence
    D'espérance

    di_20052018
    Tsunn

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    Écrits avec cette musique en tête
    Lorage - À voix haute


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