• J'ai commencé à crier tous les soirs
    d'horreur et de désespoir
    les pensées dans un trou noir.
    Dois-je réellement partir ce soir ?

    Toutes les nuits, je pleure
    Me demande s'il est l'heure
    J'y abandonne mes peurs
    Mes espoirs fanent d'horreur

    Pourquoi ai-je placé en la mort mon futur ?
    Pourquoi ai-je jeté ma vie en pâture
    Dans tout ce qui me détruit et me triture ?
    N'ai-je pas droit à un bonheur qui perdure ?

    La tristesse me tue et me hante
    J'aimerai vivre d'une joie bienveillante
    Mais mon humeur est déclinante.
    Dois-je avouer que le suicide me tente ?

    we_20042018
    tsunn

    ______________________

    Je tiens à préciser que j'écris cela sans pour autant souffrir de dépression.


    4 commentaires
  • Musique au goût de la verdure
    Les notes des souvenirs perdurent
    Se balancent et se triturent
    Les vapes des images et la texture
    Sous le saule et sous la bise
    D'une matinée ensoleillée exquise
    A se prélasser à l'ombre docile
    D'un arbre haut et gracile
    Rêver, écouteurs aux oreilles
    D'un univers arrosé de sommeil
    Sous la pluie et sous le soleil
    Suivre le son des abeilles
    Et se retrouver là où j'étais la veille

    je_19042018
    tsunn


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  • Virée en mer, sous la pluie et l'enfer
    Contaminé des rides sans repères
    Au loin est perdu l'hiver
    Sans atout, ni trépas, l'au-delà se perd
    Et sans chaînes à terre
    Se déchaine la mer
    Dos au précipice, tomber dans le supplice
    D'un enfermement scruté au scalpel
    Sur une peau saine, de graine s'appelle
    Au sommet de la peur, caché sous
    La couverture des pleurs, et s'enfouisse
    La vue qui ne pourra prendre le dessus
    Sans secours, sans cris
    La vague est tombée dans l'oubli
    Qu'une onde la tire, que de deux fois sans peine
    A trois pas de la haie, emprise sur la haine
    Accroupi dans le sang, virevolte sans sens
    Agenouillé et priant, qu'un jour dans l'immense
    S'emmêle les nuages d'une paix sans voyage
    Cloisonné d'une liberté, ensevelis sous la clarté
    D'un doux nom sans soleil, d'un doux nom apeuré.

    D'un doux nom sans nuage

    ma_27022018
    tsunn


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