• Point d'interrogation sur le féminazisme _ Avril 2018 #33

    Et c'est dans cet élan du mois d'avril que l'on se pose sur le sujet du féminisme, pour le projet Eklabugs.
    Petit rappel : Eklabugs consiste à réunir chaque mois un groupe d'eklablogueurs sur le même thème.

    Pour cet article, j'avais espérer commencer par l'origine du féminisme, et en raconter l'histoire pour en venir à aujourd'hui. Comparer l'avant et l'après, et parler du droit des femmes dans le reste du monde. Seulement, cela demande un peu d’organisation, et de temps. M'y prenant un peu tard pour écrire cet article, je vais donc faire avec ce que je connais et utiliser mes bons cours de psychologie sociale. Vous aussi, utilisez vos cours quand vous n'avez pas d'idée (et cela vous aidera aussi à réviser !).

    Bien entendu, l'article est un énorme "point d'interrogation". Quelques petites questions sans réponses explicites. Je n'apporte pas réellement de preuves, donc gardez un esprit critique sur ce contenu.

     

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    Influence du féminisme ?

    Comment cela se faisse que le nombre de féministes augmente ? (L'erreur "faisse" est volontaire)

    Penchons-nous sur l'influence sociale, plus particulièrement sur l'influence minoritaire. Cette influence est moindre dans un groupe, donc mettra du temps à s'affirmer comme nouvelle norme. Cependant, elle peut gagner en importance si nous y trouvons une constance diachronique (dans le temps), mais aussi synchronique (dans le nombre).

    Pour faire simple, si personne ne part, que tout le monde poursuit son élan (constance synchronique) et qu'ils persistent dans leur intention assez longtemps (constance diachronique), il est possible que l'enjeu soutenu soit un peu plus mis en avant dans le groupe.

     

    Est-ce un mal ? Aucunement. L'influence n'est pas foncièrement mauvaise. On vit d'influence chaque jour, on influence et se fait influencer chaque jour, sans s'en rendre compte. De même pour le féminisme. Toutes et tous les féministes ne se sont pas concertés pour gagner en ampleur grâce à une influence latente. Le processus s'est fait de lui-même.

    Mais nous pouvons nous demander si tout est bon à prendre dans le féminisme ?

    (Ce genre de question est souvent assez rhétorique, mais pour le bien de l'article je me dois la poser).

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    Polarisation des discours féministes ?

     

    J'ai parfois entendu le terme de féminazi, signifiant "féministe extrémiste". Toute féministe et tout discours féministe n'est pas extrémisé. Seulement certains, et je vais parler de ceux-ci.

    On va aborder l'un des nombreux processus mit en évidence par la psychologie sociale, je nomme : la polarisation. Il s'agit du fait que les décisions choisis par des individus soient plus extrêmes lorsqu'ils sont en groupe, que lorsqu'ils sont seuls.

    Ci-dessous, une vidéo youtube sur une conférence ayant pour titre "De la polarisation à la radicalisation". Cependant, je ne traiterai que de l'aspect "polarisation", et voici un petit résumé de cette vidéo - que je vous invite à visionner entièrement :

    "La polarisation intervient lorsque le sujet de la discussion est impliquant pour la personne. Puisque ce sujet nous tient à cœur, nous chercherons d'autant plus à argumenter en faveur de notre opinion. L'interaction groupale accentue cet effet de polarisation. S'il existe des divergences d'opinion, les personnes seront d'autant plus impliquées dans le débat pour convaincre les autres personnes - et le sens de la polarisation suit toujours le sens des opinions initiales.

    Quatre variable influence ce processus de polarisation :

    • l'effort cognitif demandé : en s'impliquant, l'effort sera intense et cela aura pour conséquence d'augmenter les certitudes de l'individu
    • l'intérêt attitudinale : interaction groupale, item considéré comme important par les individus
    • disposition spatiale : en face à face, augmente les échanges, et donc les conflits d'opinions
    • non-formalisation de la discussion : favorise l'échange car concentré sur sujet des discussions et, conduit à polarisation des opinions

     

    En somme, si la discussion est informelle, les individus se concentreront plus sur le sujet de leur discussions et la disposition spatiale, s'ils sont en face à face, enrichira les échanges et donc les conflits d'opinion. De ce fait, les sujets sont pleinement disposé à user de leurs capacités cognitives pour argumenter leur point de vue et, donc polariser.

    D'autres facteurs influencent cette polarisation. Tout d'abord, nous avons le "side-cast", autrement dit l'opinion favorisé par le contexte socio-culturel des individu et par l'accord majoritaire dans l'ère du temps. De plus, insister sur la saillance de l'appartenance groupale force l'individu à respecter l'opinion de son groupe (cela peut faire penser la menace du stéréotype). En d'autres termes, le fait de montrer avec évidences ton appartenance à un groupe conduit l'individu à se conformer aux idées de son groupe ( = endogroupe). Les individus favorisent donc les opinions de leur endogroupe. De ce fait, la personne n'est plus considérée comme ayant une identité individuelle, mais une identité groupale. Cependant, si un individu est confronté réellement ou fictivement à l'opinion de son exogroupe ( = groupe de non-appartenance), l'individu polarisera son opinion.

    L'un des lieux les plus propices pour ce genre de phénomène est internet, principalement les réseaux sociaux et autres plateformes d'échanges. Théoriquement, il est sous-entendu qu'internet favorise les débats, la tolérance et évite le group think (œillère de la pensée groupale) - il n'aie aucune influence du groupe sur l'opinion individuelle. Toutefois, il est observer le phénomène de l'homophilie idéologique : nous ne discutons qu'avec des personnes qui partagent notre opinion - cela nous permet de nous conforter dans notre opinion mais aussi d'avoir de nouveaux arguments. Cependant, cela ne permet aucunement la confrontation des idées."

     

    Si vous souhaitez mieux comprendre de quoi il s'agit, je vous conseille fortement cette vidéo, qui est beaucoup plus clair que mon résumé : (https://www.youtube.com/watch?v=F07jiwN3WLA)

    Cette conférence à pour titre "De polarisation à radicalisation", mais il est important de comprendre que je ne dis en rien que le féministe est radical. La vidéo explique bien la polarisation, voilà pourquoi je l'ai choisis (de plus, il est cité une expérience sur la polarisation avec le féminisme

     

    Sites
    http://www.psychoweb.fr/articles/psychologie-sociale/139-notion-de-groupe-polarisation-collective-conclusion-sur-les-groupes-restr.html

    http://classiques.uqac.ca/contemporains/moscovici_serge/decisions_collectives_t2/decisions_texte.html

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    Conclusion

    Comme dit, je pose une question sans réelles réponses. Mais, nous pouvons supposer que le féminisme ne fera que gagner en ampleur. Il faudra aussi veiller à cet effet de polarisation, qui influencera forcément nos débats, et la tournure que cela pourrait prendre sur internet et dans les divers médias (n'oubliez pas que la polarisation est aussi de rigueur lors de confrontations fictives). Au final, n'avons-nous pas participé, indirectement, à l'extremisation du féminazisme et n'allons-nous pas, via nos articles pour cette session, orienter les opinions de nos lecteurs, soit vers l'anti-féminisme, soit vers le pro-féminisme ?
    Mais, si certains opinions se contredisent, allons-nous remettre en question ce que l'on pense ? Allons-nous oublier cet article et garder en mémoire ceux qui confirment ce que l'on pense ?

    Cela ne concerne pas uniquement le féminisme, mais à toutes nos discussions quotidiennes.

     

    Mon but n'était aucunement de me positionner quant au féminisme. Comme pour tout, il doit y avoir de bonnes et mauvaises idées, mais n'ayant pas assez de connaissances à ce sujet, je ne peux pas me prononcer.

     

    Pour en revenir au féminisme, j'aborde une ouverture avec quelques notions supplémentaires. Je ne peux malheureusement pas les développer plus longuement sur cet article - manque de temps. Cependant, j'y laisse quelques explications et liens.

     

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     Sources et allez plus loin

    De l'influence minoritaire à l'innovation : https://www.psychologie-sociale.com/index.php/fr/theories/influence/7-de-l-influence-minoritaire-a-l-innovation

     

    Menace du stéréotype : "Il représente l'effet psychologique qu'un stéréotype peut avoir sur une personne visée par celui-ci. Face à certaines situations, un individu peut avoir la sensation d'être jugé à travers un stéréotype négatif visant son groupe ou craindre de faire quelque chose qui pourrait confirmer ce stéréotype. Dès lors, cela peut provoquer une diminution des performances de cet individu, dans un domaine où il est impliqué personnellement."
    Wikipédia - Menace du stéréotype

     

     

    Biais de confirmation d'hypothèse : "privilégier les informations confirmant ses idées préconçues ou ses hypothèses (sans considération pour la véracité de ces informations) et/ou à accorder moins de poids aux hypothèses et informations jouant en défaveur de ses conceptions. Les personnes manifestent ce biais en rassemblant des éléments ou se rappelant les informations mémorisées, de manière sélective, et les interprètant d'une manière biaisée. On dit aussi que les personnes « tirent la réalité » à elles."
    Wikipédia - Biais de confirmation

     

    Petite vidéo sympathoche que je recommande : les sources dans la description de la vidéo sont enrichissantes, cela permet de savoir comment, à partir à des résultats, ils en sont venus à cette conclusion !

    (https://www.youtube.com/watch?v=x4ms-xbMhhw)

     

     

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    Crédits

    maya#love
    [Eklabugs] Quelques informations sur le féminisme.

    Ella!
    { Eklabugs } Le féminisme, un combat pour l'égalité

    Eyael_
    Projet Eklabugs : Aux isthmes, citoyens !

    Décafeine
    Pourquoi le féminisme n'est pas une évidence

    sarah nenty
    Profils féministes

    Vibe
    Etude : quand le féminisme s'en mêle

    Sname
    [Eklabugs] Le féminisme: Emma Watson et ses associations qui luttent pour l'égalité

    Mimicat
    Eklabugs # 33 : Le féminisme

    #Yuki (mis dans le rab)
    Eklabugs | Le féminisme, mon féminisme


  • Commentaires

    1
    Lundi 30 Avril à 12:11

    Ton article était très enrichissant, et j'ai beaucoup aimer le lire car j'aime beaucoup ce qui est analyse des comportements, des influences. Je pense revenir sur les liens que tu as laissé en fin d'article un peu plus en détail qui m'ont l'air fort intéressant. Ça m'a un peu fait penser aux cours de sociologie que j'ai eu au lycée!

    2
    Lundi 30 Avril à 22:32

    Merci, je suis ravie que tu aie pu y apprendre des petites informations ^^

    Si tu aimes les analyses des comportements, l'influence, etc... je te conseille de farfouiller du côté de la psychologie sociale. D'après plusieurs personnes (principalement des professeurs), le livre intitulé "Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens" est très bien à lire. J'avoue n'y avoir jamais lu quoi que ce soit, mais dans le doute, je t'en parle.

    Je pense que j'ajouterai encore quelques modifications, pour ce qui est des liens et notions supplémentaires (car j'aurais aimé écrire un article plus complet, mais j'ai fini de l'écrire hier à 23:57... ). D'ailleurs, j'ai oublié d'écrire une partie de "Polarisation des discours féministes", où j'étais sensée faire le lien entre la vidéo et le féminisme.

    Et qu'as-tu vu en sociologie, du coup ? :)

    3
    Lundi 30 Avril à 22:56

    Le titre du livre me donne envie en tout cas, ça à l'air intéressant. Ça changerait du genre de livre que j'ai l'habitude de lire en plus! 

    Je reviendrais sûrement sur l'article alors :)

    Alors je ne me souviens plus très bien car ça fait un petit moment maintenant, mais ça me fait essentiellement penser à l'influence par les groupes de paires, mais il me semble que c'était surtout au niveau de l'adolescence. Il y a dans ces groupes l'idée de se conformer au groupe, de suivre les idées du groupe, les normes. Je ne sais pas si ça te parle.

    4
    Mercredi 2 Mai à 11:11

    Pourrais-tu retirer le lien vers Feminist Lawyer de ta liste, ce blog n'a pas respecté la charte Eklabugs (publié avant l'heure et aucune mention du projet ni liste des participants). C'est juste une blogueuse opportuniste qui a voulu profiter de nous pour se faire de la pub sans partager les articles des autres, ce qui est contraire à l'esprit Eklabugs. Les règles ne sont pas contraignantes pourtant. C'est juste une histoire de respect. Je m'excuse de ne pas commenter ton article, je n'ai plus de connexion chez moi, je le lirai hors ligne et je reviendrai quand je pourrai.

    5
    Mercredi 2 Mai à 13:51

    Sname :

    Je l'ai très vaguement vu en sociologie (mes cours concernait plus le couple, la famille et pas tant que ça les enfants et adolescent). Après, l'influence des groupes de paires ou de la famille se retrouve à plusieurs périodes de la vie. Mais , pour ce qui est des ado, dans mon cours il est écrit qu'il existe "2 stratégies", soit le jeune ado est livré à lui-même, soit il est infantilisé.

    Après, j'ai surtout vu la normalisation, le conformisme (et d'autres notions)  en psychologie sociale et pas en sociologie.

      

    Eyael :

    Merci pour avoir prévenu, j'ai enlevé son article :) D'ailleurs, Yuki a posté son article pour le rab, mais je l'ai quand même ajouté à la liste.
    Bonne chance avec ta connexion o/

    6
    Mardi 8 Mai à 03:42

    En gros, tu nous expliques qu'il y a un effet moutonnant et c'est bien cela. Pas juste pour le féminisme. On voit ça aussi dans le harcèlement scolaire : tout le monde se ligne contre la bête noire de peur de servir de cible ou d'être rejeté. Mais quand certains individus du groupe agressant se retrouvent seuls avec la victime, ils agissent différemment tout en se défendant d'éprouver de la sympathie ou du remords. Pour moi, c'est de la lâcheté. Le courage c'est d'assumer ses convictions, de dénoncer ce qu'on juge inacceptable peu importe les conséquences. Les lâches sont complices tacitement et donc coupables presqu'autant que les auteurs des crimes, agressions ou discriminations.

    7
    Mercredi 9 Mai à 18:22

    L'effet moutonnant en psychologie sociale s'appelle plus la "preuve sociale", et je n'en ai pas parlé dans cet article, donc non, je ne parle pas réellement d'effet moutonnant. Preuve sociale qui est à ne pas confondre avec la dilution de responsabilité, où on pense que l'autre/ les autres feront, donc on ne fait rien.
    Cf le meurtre de Kitty Genovese

    Seulement, le féminisme s'incruste peu à peu dans nos normes, bien que peu de personnes s'en retrouvent concernées pour l'instant.

    Et en psycho so (toujours et encore), le fait de changer sa façon de faire quand on quitte le groupe, c'est du conformisme. On se conforme au groupe pour lui appartenir, mais quand il n'est plus là, plus besoin d'obéir aux normes du groupes. Mais certaines personnes sortent de ce conformisme. Une de mes amies s'était faite harcelée, et dans le groupe des harceleurs, j'avais une bonne opinion de l'un deux et étais déçue par son comportement (bien que je ne lui avais jamais parlé). Mais, j'ai appris par la suite, qu'il était venu s'excuser auprès de mon amie (d'ailleurs, ils étaient tout deux amis auparavant) de lui avoir fait du mal.

    Donc, c'était un petit exemple pour donner espoir ! On peut en sortir, et tous ne sont pas foncièrement lâches.

    Et oui, dans beaucoup de situations, une personne dite "lâche" est coupable. Mais est-ce de la lâcheté ?
    That is the question.

    8
    Mercredi 9 Mai à 18:32

    Ta vision des choses est intéressante car pour moi conformisme et moutonisme s'apparentent à la même chose. En fait, il semblerait qu'il y ait une disctinction. C'est un point de vue à creuser (pour ma part), merci d'avoir marqué cette précision, c'est super instructif. Ce que tu dis à propos des harceleurs, oui, il y a de l'espoir. J'étais tombée sur une vidéo d'un Américain qui expliquait qu'il avait été ce genre de personne et qu'il avait eu une prise de conscience, qu'il avait changé et réalisé le mal qu'il avait pu causer et demandait pardon aux personnes qu'il avait faites souffrir mais pas juste, tu sais, genre pour se libérer la conscience, il ressentait profondément sa responsabilité et voulait faire quelque chose. Je crois aussi que pas mal de gens se retrouvent coincés. Avant dans la peur de sortir du groupe et ensuite dans la peur d'être rejetés par le groupe qu'ils ont auparavant ciblé. Mais dans tous les cas, il y a une part de courage qui est impliqué. Courage d'affronter sa conscience, d'assumer sa responsabilité (actes, pensées, paroles, intentions) et aussi la peur. Donc pour moi la lâcheté, ça englobe tout ça. Peut-être que toi tu y vois des distinctions mais au final, moi je pense énergie donc parfois j'ai du mal à trouver les mots justes. Après tout tout est énergie quoi qu'on en dise, qu'on le croie ou non. Le langage véhicule une énergie. Enfin bref, le débat serait bien trop vaste pour dire qu'en fait on abonde dans le même sens sauf que je ne me suis pas exprimée correctement et je te prie de m'excuser pour ça. J'apprends toujours des tas de trucs en te lisant et en discutant avec toi. smile

    9
    Samedi 9 Juin à 21:32

    Mes excuses pour cette réponse des plus tardives !

    Au final, le moutonnisme, comme je l'entends, se retrouve dans le conformisme, la normalisation, et plein d'autres phénomènes. Pour ma part, le moutonnisme, signifie faire comme les autres, sans réfléchir, prise de conscience ou esprit critique. En gros, imiter ou suivre un groupe sans réflexion, et peu importe si nous faisons parti du groupe ou voulons en faire parti.

    Du coup, le conformisme est effectivement obéir aux normes d'un groupe en présence du groupe, mais délaisser les dites-normes en l’absence du groupe. Puis, la normalisation est suivre les normes d'un groupe indépendamment de la présence du groupe.

     

    Vu comme cela, il est vrai que la notion de lâcheté est la plus approprié, surtout si la personne en question a conscience du mal qu'elle fait mais ne parvient pas à aller au-delà de ses peurs. Cependant, pour une personne qui n'a pas conscience du mal qu'elle fait, il est difficile de surmonter des peurs, puisqu'elles sont inexistantes (à première vue, peut-être sont-elles enfouies).

    Oui, le débat est très vaste, mais ne t'inquiète pas, il est tout à fait normal de ne pas avoir les mots justes, puisque tout n'a pas de mot, et je suis ravie que mes articles et nos discussions te soient intéressants ! Sache que c'est réciproque !

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