• responsabilité | novembre 2018 | 40

    "Fait d'être responsable", une définition, ou du moins, un bout de définition que l'on retrouve dans certains dictionnaires. Sobre, compréhensible, mais pas des plus efficaces. En effet, cela demanderait de définir "responsable". Ainsi, et de par le projet Eklabugs, je propose d'approfondir le sujet d'au moins une couche terrestre - je ne promets guère d'aller plus loin.

    Mais avant cela, Eklablugs, c'est quoi ? Un projet (je me répète) qui vise à réunir plusieurs blogueurs autour d'un même thème chaque mois. Pas besoin d'en faire partir à chaque fois, il est tout à fait possible d'y participer occasionnellement ou plus régulièrement.

    Pour cette quarantième session, nous entamons la... responsabilité !

    ______________________

     

    La responsabilité... Un sujet bien complexe qui sous-entend bon nombre de notions :

    • assumer nos actes / rendre compte de nos actes
    • exercer des obligations de part le rôle endossé
    • être à l'origine de quelque chose

     

    Cela n'est que très peu exhaustif mais, en somme, il s'agit d'un terme bien difficile à définir. D'ailleurs, m'étant inscrite, il est de ma "responsabilité" d'écrire un article sur le sujet. Je me suis portée comme participante, ainsi j'endosse ce rôle. Sinon, je serais à l'origine d'un échec et en serait tenue pour responsable. Toutefois, je pourrais accuser le manque de temps et ne pas assumer mon retard en me déresponsabilisant de mon manque d'organisation.

    Mais, il existe bien des cas où l'on fuit cela. Trop de poids, de pression et j'en passe.

     

    Fuir ses responsabilités ?

    Absolument. Nous ne sommes pas tous capables de pouvoir les supporter. Déjà, cela peut requérir de supporter le regard de l'autre. Anticiper une réaction négative de l'autre et/ou des autres à notre égard, aspirer à plus de liberté d'action et ne pas se sentir concerner par l'enjeu présent, etc...

    «T'as fais une connerie et tu mens.
    — Oui, sinon c'est une gifle dans ma gueule.»

    Bien sûr, fuir ses responsabilité ne signifie pas "en avoir peur". Certaines personnes se dédouanent des conséquences de leurs actes et préciser qu'ils ne sont pas à l'origine des agissements d'autrui. Malheureusement, les responsabilités ne se concentrent pas que sur nous. Les responsabilités que l'on a sont parfois aussi celle d'un groupe. Il s'agit d'une des principale raison qui fait que l'on doit veiller à notre langage, dans sa forme mais surtout dans son contenu.

     

    Est-ce foncièrement mal ?

    Non. Lorsque je dis que "ce n'est pas foncièrement mal", cela ne signifie pas que "tout manque de responsabilité est justifiable. Juste, parfois la situation peut mener des personnes à se détourner de leur responsabilité.

    « Tu as une image à tenir en public, tu sais que si tu avoues la vérité, c'est la déferlante d'insulte, tu te caches ou tu t'exposes ? »

    Large, vaste, certes mais l'idée est d'essayer de comprendre. La personne peut avoir des intentions louables mais il existe des responsabilités qu'elle/il ne peut pas assumer, et "foncièrement", si il/elle se cache, il/elle se protège. Tout le monde se protège à sa manière.

     

    Et, vouloir obtenir toutes les responsabilités ?

    C'est chaud, concrètement, et cela peut laisser peut de place aux autres parfois. Il est cette réponse du "juste milieu", quelque chose d'aussi tangible que mes bourses (scolèr lawlilol... pardon, je ne parlais pas des bourses scolaires). Et pareil, cela ne part pas forcément et foncièrement d'un mauvais fond :

    « Je n'ai pas envie qu'on me reproche que je n'aide pas assez
    – J'ai peur d'être inutile
    – Je crains qu'on m'oublie donc je fais en sorte qu'il y ait une trace de moi dans ce monde
    – J'ai pas envie de m'ennuyer. »

    Loin d'être exhaustif, of course. Et cela ajoute d'autres questions, que je ne vais pas développer (mais vous pouvez les cherches le jour où vous ne saurez pas à quoi penser).

     

    Mais passons

    Je m'arrête ici, peut-être resterez-vous sur votre faim - ou pas. J'avoue que j'étais peu inspirée pour ce thème, du moins, trouver comme l'aborder était assez complexe. Du coup, j'ai parlé de choses que je connaissais. J'aurais aimé développer plus, car je trouve que j'ai été assez floue sur certains passages, ce qui m'embête beaucoup. Donc je le précise, bien que j'ai fais preuve de très peu de nuance, il ne s'agit là que de mon humble avis. Mais nous sommes le 29 novembre (oui), il est 22:10 (je sais), et je n'en ai guère plus envie pour ce soir. Si je m'y étais prise plutôt, je pense que j'aurais pu faire un article un peu plus consistant.

    Pour l'heure, voici les articles des autres membres :

     

    A bientôt !

     


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 30 Novembre 2018 à 00:32

    Avec tout ce que je viens de lire et de comprendre dans ton article, je crois que je pourrais me responsabiliser un peu plus!^^

    2
    Vendredi 30 Novembre 2018 à 11:39

    Pourquoi pas, après, je ne l'ai pas précisé mais à chacun son rythme. En attendant, je trouve ça cool si cela t'a permis de comprendre des choses :D

    3
    Samedi 1er Décembre 2018 à 14:47

    Comme je l'avais prédit moi-même dans mon article, je savais qu'on allait tous s'en mordre les doigts d'avoir voté ce sujet. C'est vrai quand on y pense on se dit quel beau thème mais quand il s'agit de l'exposer et d'en toucher le fond, il s'avère qu'il est tellement complexe qu'il faudrait des mois de recherche et un bouquin pour en tirer l'essence. Or bien sûr, Eklabugs n'est pas une maison d'édition pour écrivains philosophes en mal de publication :lol: Donc je trouve que chacun s'en est bien tiré et apporte son eau au moulin avec originalité. Et surtout, faute d'avoir réussi à cerner parfaitement (mission impossible) le sujet, il en a fait la démonstration concrète en rendant un article en temps et en heure et franchement ce mois-ci ce fut très dur donc bravo à nous ! Car c'est aussi de notre responsabilité d'être justes envers nous-mêmes et ne pas basculer dans l'extrême inverse en se chargeant de responsabilités qui ne sont pas les nôtres. Ne nous jugeons donc pas par anticipation. Il est de notre reponsabilité de nous aimer comme nous voudrions que les autres nous aiment et pas juste nos bons côtés. Parce que cela change notre vibration, fait de nous des êtres plus équilibrés plus aptes à aider les autres et à faire avancer cette société. Mais on pourrait aller plus loin et je m'arrête là car je ne vais pas écrire un nouvel article en commentaire ^^

    4
    Jeudi 20 Décembre 2018 à 01:03

    Je suis tout à faire d'accord avec l'entièreté de ton commentaire (sauf un point, j'y reviendrais plus bas). La responsabilité est tellement complexe et arbore tellement de nuances, que l'expliquer sans oublier d'arrondir un bord devient une source de réflexion. Et effectivement, on s'est bien débrouillé au moins à respecter le thème dans notre conduite pour cette session !

    Le petit point sur lequel je m'éloigne du tien (un peu hors-sujet avec le thème que la responsabilité, est le fait de ne pas écrire un article en commentaire. D'une certaine manière si tu n'as pas le temps, ça se comprend et faut voir ce que je vais dire, non pas comme spécifique à ta personne ou ce commentaire-ci mais de façon générale (rien d'accusateur donc), j'aime beaucoup quand une idée est développée et justement, cela permet des échanges encore plus vigoureux et intéressants. Après, certes, tout devient difficile à aborder plus les commentaires s'allongent et cela prend aussi du temps. Et en soit, j'aborde ce point-ci car en relisant ton commentaire pour y répondre, j'ai sentis cette "coupure dans la réflexion"; En gros, j'avais l'impression qu'effectivement, l'esprit avait fait son petit bout de chemin de réflexion mais que d'une manière ou d'une autre (et il est tout à fait respectable que tu te gardes de le dire) cela n'a pas été exprimé.

    En résumé, j'avais envie de lire la suite du commentaire car je le trouvais intéressant. Et comme dit, t'avais tes raisons de t'en arrêter là. Et j'espère que ce que j'ai dis sonnait gentiment, que ce n'était pas intrusif ou autre. Et dans le doute, je précise, quand minuit est passé, je fais généralement des erreurs d'expression, des lapsus écrits, bref, j'espère que ce que je disais était assez compréhensible et ton retour fut tout aussi intéressant qu'agréable !

    5
    Jeudi 20 Décembre 2018 à 14:34

    Oh la la, tu dois avoir l'habitude de te faire mordre pour prendre autant de précautions ! T'inquiète, je comprends bien car oui, les gens ont tendance à être hyper susceptibles et à n'entendre des autres que ce qu'ils pensent (inconsciemment d'eux-mêmes) et ça rien que de le dire ça suffit à se faire lyncher ! Mais pas de soucis pour moi. J'ai pris conscience de ce fait et je ne mords plus comme avant :lol:
    Donc pour en venir à ton commentaire (que j'ai trouvé passionnant et enrichissant), je partage aussi ton point de vue. Donc la raison pour laquelle je n'ai pas continué était bien sûr de ne pas faire un commentaire de 10 kilomètres de long mais aussi parce que je n'avais pas le temps au moment où je l'ai écrit et enfin parce que ça demande une réflexion posée, ordonnée d'exposer ce genre de choses pour moi-même mais aussi pour toi si je veux que tu y comprennes quelque chose dans le méandre de mes pensées. C'est en général pour cette raison que je fais des articles (en plus du fait qu'ils sont plus facilement accessibles au plus grand nombre).

    Mais succintement, histoire de ne pas te donner l'impression de m'en tirer par une pirouette ou de te laisser sur ta faim (quoique je suis d'humeur sadique après passage chez le kiné pour ma rééduc ^^), je dirais que tout cela est en rapport avec la loi d'attraction, l'énergie (tout est énergie) et le fait que nous créons notre réalité. Je pense qu'en psycho on parle aussi des projections ?

    En fait, l'attitude des autres et toutes les situations que nous vivons seraient le reflet de nos croyances internes (j'emploie le conditionnel pour ne pas me poser en détentrice de vérité mais après observation et expérimentation, j'en suis sûre). Quand je dis "croyances", c'est souvent inconscient, lié au conditionnement sociétal, familial, l'inconscient collectif et nourri de nos expériences. Ce que nous croyons nous le vibrons et par les lois quantiques les énergies appellent les énergies et comme les gens, les situations sont des énergies, nous attirons ce qui nous fait peur, ce qui vibre le plus fort en nous. Petit exemple parce que la théorie ça ne vaut que si on peut trouver des applications concrètes : quand tu te sens de bonne humeur, légère, tu remarqueras que tu passes une super journée (lapalissade) que tu as même de la chance, que tout fonctionne toujours bien, les synchronicités s'enchainent, tu ne rencontres que des gens sympas, des trucs qui renforcent ta bonne humeur. Par contre quand tu te lèves du mauvais pied, que tu es de mauvaise humeur ou triste, tu vas de charybde en scylla, tu ne rencontres que des emmerdes, des contrariétés, des gens qui te font ch*** bref les tuiles ne cessent de tomber sur toi. C'est la loi d'attraction simplifiée. Il ne s'agit pas de penser positif comme on dit mais de vibrer la bonne vibe. La pensée positive peut aider mais si ton subconscient pense que ce sont des conneries, ça ne fonctionnera pas. C'est pourquoi le newage a été créé pour donner des recettes mais sans les ingrédients essentiels.

    Donc lorsque nous ne nous aimons pas (et souvent c'est inconscient ou à moitié conscient car la partie inconscient est bien pire que ce dont on a conscience), nous attiront à nous non seulement des personnes miroir qui nous renvoient des traits que nous détestons chez nous, qui nous irritent ou pire encore et nous réagissons en fonction. Mais aussi ces personnes nous renvoient ce non-amour parce qu'on ne peut donner ou recevoir ce que l'on est incapable de ressentir/émettre. C'est un cercle vicieux. Une personne qui ne s'aime pas va chercher par tout les moyens à combler ce vide de l'EXTERIEUR par mille et un moyens qui vont du narcissisme (il n'y a qu'à se pencher sur les réseaux sociaux) au matérialisme ou à l'étouffement des autres (se substituer à l'autre pour se fuir soi-même) à la fuite au propre par l'alcool, la drogue, le sexe, le travail et que sais-je encore.

    Une personne qui s'aime donc, qui s'accepte pour ses propres qualités mais aussi et SURTOUT pour ses défauts, sa part d'ombre, d'imperfection comprends aussi qu'elle conditionne sa réalité et que toutes les solutions sont à l'intérieur. Elle ne dépend plus des autres, de ce cercle vicieux qui entretient les vibrations basses puisque l'amour (opposé de la peur) est une haute vibration. Elle rayonne comme on dit et attire à elle des gens similaires ou des gens qui cherchent à retrouver leur propre pouvoir personnel. Les personnes dans l'autre schéma au contact de ces personnes qui ont retrouvé leur souveraineté ont deux types de réactions : soit elles fuient parce qu'elles ne peuvent supporter la vibration ou parce qu'elles réalisent qu'il est possible en travaillant sur soi d'arriver à cela mais elles ne veulent pas parce que ce travail sur soi exige de s'affronter soi-même dans ce qu'on a de moins glorieux et elles ont trop peur, c'est au-dessus de leurs forces donc elles se réfugient dans le déni, le rejet, cherchent la petite bête, etc. L'autre réaction est que ça les interpelle et que ça peut leur faire un déclic. Parce qu'une personne qui s'aime a tellement d'amour et de respect d'elle-même qu'elle ne peut le contenir et donc c'est expansif.

    Là j'ai conscience que je schématise vite et que je n'ai pas vraiment le temps de formuler ma pensée plus clairement (pardonne-moi mais en plus je suis assez pressée) mais  ce que chaque être humain vibre de son intérieur (peur, désespoir, colère  ou bien joie, optimisme, amour, tolérance) s'ajoute au champ vibratoire de la planète dans lequel nous baignons tous. Donc c'est une simple règle mathématique : plus il y aura d'individus qui vibreront vers le haut, plus cela affectera la planète entière. C'est pour cela que je disais que c'est de notre responsabilité de travailler notre intérieur. En fait c'est le seul moyen de changer le monde. C'est aussi pourquoi ceux qui n'y voient aucun intérêt (parce qu'il faut avoir atteint un point de non retour dans la peur absolue pour vouloir ainsi contrôler le monde car le pouvoir c'est dominer ses peurs et les transcender par contrôler les autres par peur qu'ils nous contrôlent car quand on se contrôle soi personne ne peut nous contrôler — j'aime l'image de la maison qui si elle est inhabitée se fait squatter, ici la maison serait notre intérieur qui devient inhabité quand on laisse notre ego interagir à notre place) Donc ouais, ce que je disais c'est que ces gens font tout pour nous maintenir dans la peur, la division (peur de l'autre, peur du manque, peur de la mort) et l'ignorance et nous maintenir occupés à tout instant car si trop d'êtres humains recouvrent ce pouvoir, ils n'en auront plus sur nous car nous allons contaminer les autres.

    Voilà, j'espère que cela aura satisfait à ta soif de connaitre le fond de ma pensée. Je m'excuse encore si c'est confus et pas aussi bien amenée que j'aurais souhaité mais c'est le mieux que je puisse faire pour l'instant. J'ai publié déjà pas mal d'articles autour du sujet mais j'y reviendrai. D'ailleurs je compte proposer le pouvoir comme thème à venir, ça permettrait de faire un pont avec la responsabilité car les deux vont de paire. Renonce-t-on à la responsabilité par peur de son propre pouvoir ou bien au pouvoir par peur de la responsabilité de le contrôler ? That is the question :lol:

     

    6
    Lundi 7 Janvier à 10:45

    Je commente enfin ton article! Je le trouve très intéressent. Il est vrai qu'on peut chercher la responsabilité mais c'est quand même un grand poids parfois ( notamment quand tu as la responsabilité de quelqu'un d'autre). D'où le fait qu'on fuit parfois cette responsabilité.

    J'avoue mon commentaire n'est pas très bien écrit mais bon…

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