De chaque matin
Sur un chant de feuille
Agenouillés, respirant leur thym
Sanglant, désarrimé de son recueil
Fugaces et hostiles sont les lutins
A vagabonder dans la clairière
Entre vent et bruyère
Sur un tas d'os restituant leurs prières
Enchainant un requiem des plus fragiles
A la perte de leur graciles
Compagnons perdus depuis longtemps
Sous un linceul, d'iris, de blanc et de blond.
di_26082018
tsunn